Poilievre combattra le jargon bureaucratique avec une Loi sur le langage clair

Ottawa, ON - Le député et candidat au poste de premier ministre Pierre Poilievre a annoncé aujourd'hui qu'il ferait adopter une Loi sur le langage clair afin d'obliger le gouvernement à publier l’information dans les termes les plus simples et les plus courts possibles.

Une formulation trop complexe coûte une fortune à l'économie. En 2020, les entreprises canadiennes ont passé 731 millions d'heures à essayer de se conformer aux réglementations gouvernementales. Lorsque la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante a demandé aux gouvernements ce qu'ils pouvaient faire pour réduire la paperasserie inutile, la réponse numéro un - de la part de 79 % des petites entreprises - a été de « simplifier la réglementation existante et d'utiliser un langage clair. » « Les règles, formulaires et directives trop complexes nuisent aux créateurs d'emplois et aux Canadiens ordinaires et aident les consultants rusés à manipuler le système pour les riches clients et les grandes corporations qui peuvent se le permettre », a déclaré M. Poilievre.

La politique du gouvernement canadien en matière de langage clair consiste en une seule et courte phrase enfouie dans une « Directive sur la gestion des communications » de 27 pages et 6 400 mots. Elle demande aux « responsables des communications » de faire en sorte que « les produits de communications soient clairs, actuels, exacts, accessibles et rédigés dans un langage clair ». Mais ces règles sont couramment ignorées. Par exemple, le guide de style en ligne du gouvernement recommande aux rédacteurs de dire « avant » au lieu de « préalablement ». Or, une recherche sur le site Web du gouvernement du Canada donne plus de 13 000 résultats pour le mot « préalablement ».

Trop souvent, les bureaucraties rédigent des textes que personne, ni même les bureaucrates, ne comprend. Il est donc impossible pour les citoyens de comprendre les règles ou pour les fonctionnaires de les faire appliquer. Une écriture floue va de pair avec une pensée floue. Les erreurs de logique se cachent derrière le jargon et les mots à la mode. En revanche, une écriture claire exige une pensée plus claire. « La Loi sur le langage clair rendra les écrits et la pensée du gouvernement plus simples et plus clairs. La nouvelle règle sera que "tout doit être rendu aussi simple que possible, sans être simpliste" », a déclaré M. Poilievre. Cette règle laisse encore une place aux termes techniques et aux termes d'art lorsqu'ils sont nécessaires pour assurer la clarté pour les personnes concernées par la loi ou le règlement.

L'adoption d'une loi n'est que la première étape. Elle ne mettra pas fin au jargon bureaucratique du jour au lendemain. Simplifier le langage dans des milliers de documents prendra du temps. Cela dit, « nous devons commencer quelque part, fixer des échéances claires et exiger le respect des règles », a déclaré M. Poilievre. « Faisons en sorte que le gouvernement travaille pour les citoyens, et non l'inverse, et redonnons aux citoyens le contrôle de leur vie ».

La Loi sur le langage clair :

  1. Exigera que les publications gouvernementales utilisent les mots les plus simples et les moins nombreux possibles pour énoncer l'information.
  2. Permettra au vérificateur général de vérifier les formulaires et les sites Web du gouvernement pour s'assurer qu'ils respectent la Loi sur le langage clair.
  3. Fera de la maîtrise du langage clair une exigence professionnelle pour toute personne engagée d’écrire pour le gouvernement.
  4. Créera une page Web permettant aux Canadiens de signaler les cas de « jargon bureaucratique »
  5. Veillera à ce que la formation linguistique bilingue des fonctionnaires enseigne un langage que les gens ordinaires parlent, et non un jargon universitaire ou bureaucratique que personne n'utilise dans le monde réel.
  6. Évitera le coût de la réécriture de tout ce que le gouvernement a déjà publié en appliquant la règle aux nouvelles publications et aux anciennes publications uniquement lorsqu'elles sont révisées.
  7. Exigera des rédacteurs juridiques du gouvernement qu'ils rédigent les lois aussi simplement que possible.

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