Poilievre protégerait la liberté d'expression contre la censure

Ottawa, ON - Aujourd'hui, le candidat au poste de premier ministre et député Pierre Poilievre a annoncé qu'il présentera la Loi sur la liberté d'expression.

Les libéraux de Trudeau sont obsédés par le contrôle de ce que les Canadiens peuvent voir, entendre et dire en ligne. Leur loi sur la diffusion en ligne donne aux bureaucrates du gouvernement au CRTC le pouvoir de décider ce que les Canadiens voient et disent dans les fils de nouvelles en ligne. Le gouvernement vient de mettre fin au débat parlementaire sur ce projet de loi, qui élargirait la Loi sur la radiodiffusion et le pouvoir du CRTC pour couvrir tout le contenu audiovisuel sur Internet, y compris sur Tik Tok, YouTube, Spotify et les clients de podcasts. Les plateformes hébergeant ce contenu devront désormais contribuer financièrement au fonds « CanCon » et rendre le CanCon « découvrable » sur leurs plateformes en manipulant les flux et les résultats de recherche des utilisateurs pour atteindre le quota de contenu officiel de CanCon, sous peine de se voir infliger des amendes par les bureaucrates du CRTC.

Le gouvernement propose également un nouveau et orwellien « Commissaire à la sécurité numérique » chargé de « superviser et d'améliorer la modération du contenu en ligne ». L'idée d'avoir un bureaucrate nommé par le cabinet pour superviser le contenu en ligne relève de la censure d'État. Pire encore, les politiciens auraient le pouvoir d'interférer avec les décisions du commissaire, selon le propre document technique du gouvernement sur la proposition : « La loi devrait inclure un pouvoir d'orientation politique accordant au gouverneur en conseil [le cabinet] la capacité de donner des instructions contraignantes au commissaire à la sécurité numérique, après consultation de ce dernier, en ce qui concerne les questions générales liées aux objectifs de la loi. » Ainsi, non seulement le commissaire aurait le pouvoir de censurer et de manipuler le contenu de l'Internet, mais les politiciens au gouvernement pourraient diriger la façon dont il utilise ces pouvoirs.

Selon l'expert numérique Michael Geist : « La législation proposée chercherait à traiter ces formes de contenu préjudiciable par le biais d'une myriade d'exigences de retrait, de filtrage de contenu, de mécanismes de plainte et même de blocage de sites web…. Les implications de ces dispositions sont énormes, augmentant la probabilité de créer une infrastructure de blocage à l'échelle du pays au sein de tous les FAI, avec des coûts répercutés sur les consommateurs sous la forme de factures internet et sans fil plus élevées. »

« Le gouvernement tente de contrôler ce que vous voyez dans votre fil d'actualité sur les médias sociaux et ce que vous pouvez dire en ligne », a déclaré M. Poilievre. « Et par-dessus le marché, il s'est associé à l'élite des médias d'entreprise pour étouffer le pouvoir des médias indépendants. Lorsque je serai Premier ministre, je protégerai la liberté d'expression en ligne et je veillerai à ce que les médias indépendants aient le droit de couvrir l'actualité. »

M. Poilievre présentera la Loi sur la liberté d'expression, qui abrogera la loi C-11 sur la censure en ligne et éliminera le poste proposé de « commissaire à la sécurité numérique » pour laisser aux forces de l'ordre le soin de faire respecter le code pénal en ligne.

« La liberté d'expression est l'un des droits les plus précieux de notre charte, sans lequel aucun autre droit n'est possible. Le gouvernement actuel a tenté de priver les Canadiens de ces droits. Je les rétablirai afin de redonner aux Canadiens le contrôle de leur vie et de faire du Canada la nation la plus libre du monde. »

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